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ouled berhil : Contre les pannes, le gouvernement demande un audit à la SNCF

ouled berhil : Contre les pannes, le gouvernement demande un audit à la SNCF
ouled berhil : Contre les pannes, le gouvernement demande un audit à la SNCF
VIDÉOS - Après les pannes et les bugs, les patrons de l'entreprise, Guillaume Pepy et Patrick Jeantet étaient reçus dans le bureau de la ministre Élisabeth Borne ce lundi midi pour une séance d'explications.

La séance d'explications a eu lieu. En guise de vœux pour 2018, Guillaume Pepy, le patron de SNCF Mobilités, et Patrick Jeantet, son homologue chez SNCF Réseau, l'entité qui gère les 30.000 kilomètres de rails français, étaient attendus de pied ferme ce lundi midi chez Élisabeth Borne, ministre des Transports. L'objet de cette réunion au sommet, très commentée: analyser les incidents à répétition des derniers mois dans le réseau tricolore (pannes, saturation des trains lors des départs, accidents…). Et surtout en tirer les conséquences pour limiter les failles qui ont plongé l'entreprise dans la tourmente depuis l'été dernier.

A l'issue de la réunion, le ministère a annoncé avoir demandé un audit technique des grandes gares françaises et attendre «des propositions d'action» d'ici à fin avril pour éviter de nouvelles pannes. Et de préciser dans un communiqué: «SNCF Réseau lancera un diagnostic complet sur l'ensemble des systèmes d'alimentation électrique, de signalisation et sur les postes informatiques de toutes les grandes gares parisiennes (...) ainsi que sur les principales gares en région».
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Si le premier ministre lui-même a publiquement renouvelé mercredi sa confiance à Guillaume Pepy, qui pilote l'entreprise publique depuis dix ans, cette «convocation» résonne comme un coup de semonce. Évoquant une «mise au point» ou un simple «rendez-vous de travail», les deux parties tentaient ces derniers jours de dédramatiser la rencontre. Elles sont certes d'accord sur bon nombre de constats et de solutions. Mais il s'agissait bien pour le gouvernement de marquer le coup et d'obtenir des réponses.

Tolérance écornée
Depuis l'été 2017, plusieurs pannes, aux causes et à la gravité variées, ont remis sur le devant de la scène les failles de l'entreprise. Elles ont surtout sérieusement écorné la tolérance des Français envers le rail français, ces couacs ayant eu lieu lors de fortes affluences.

Le constat de la situation est assez vite fait: la politique du tout TGV, très coûteuse, a entraîné des sous-investissements chroniques dans le réseau classique pendant trois décennies. Le gouvernement et la direction de la SNCF sont au diapason sur ce point. La ministre a même publiquement reconnu la responsabilité de l'État dans les difficultés de la SNCF.

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Mais le gouvernement veut s'assurer de l'avancée des solutions, pour ne pas laisser s'enliser une situation impactant le quotidien des Français. «Quand la SNCF fait la une de l'actualité avec des incidents et des pannes, en tant que ministre des Transports, je ne peux m'en satisfaire», a ainsi appuyé jeudi sur CNews Élisabeth Borne. En clair: si l'État a mis la main à la poche en s'engageant sous le précédent gouvernement à investir 34 milliards sur dix ans dans le réseau, le groupe doit prendre ses responsabilités.

Dans sa lettre envoyée aux dirigeants durant la trêve des confiseurs, la ministre avait insisté: «La répétition de ces situations apparaît incompréhensible et suscite une légitime exaspération.» Tout en mettant en garde, «cela alimente un sentiment de perte de maîtrise des fondamentaux du service public ferroviaire».

Exercice d'équilibriste
Suffisant pour faire éclore la rumeur d'un départ forcé du dirigeant. Mais cette hypothèse semble à ce stade peu crédible, à l'aube de réformes importantes prévues par le gouvernement. Les dirigeants devront donc surtout rassurer et s'engager sur leur bonne maîtrise des actions entreprises. Notamment sur les mesures de fiabilisation de des grands travaux lancés en 2014: 5 milliards d'euros d'investissements par an, sur plus de 1600 chantiers par an. 

Après un premier coup de semonce du gouvernement début décembre, Patrick Jeantet a remanié l'équipe en charge de la coordination des projets, avec la nomination de Matthieu Chabanel en charge de repenser «l'ensemble de la filière ingénierie et la maîtrise d'ouvrage». Un exercice d'équilibriste puisqu'il faut accélérer la lutte contre le vieillissement du réseau, tout en évitant de trop désorganiser les rames au quotidien. 

Pas question pour autant de ralentir la cadence. Les groupements de travaux (fermeture d'une ligne pendant un week-end pour un gros chantier) pourraient être augmentés. Avec une information très en amont des voyageurs. C'est le deuxième axe majeur du plan Robustesse et Information sur lequel sont entendus les dirigeants: la refonte du système d'information des passagers. Parfait lorsque les trains arrivent à l'heure, il connaît de sérieux ratés quand les choses déraillent. Ce qui accroît le ras-le-bol des usagers. 

«L'information lors du grand bug de cet été a été minable», reconnaît-on en interne. 200 millions d'euros sur trois ans ont été débloqués pour refondre ce système qui sera centralisé sur l'application SNCF. Fin du chantier en 2020.

Les trois acteurs du dossier:
● Patrick Jeantet

Le PDG de SNCF Réseau depuis avril 2016 s'est retrouvé brutalement sous le feu des projecteurs. Sa mission de rénovation de l'infrastructure est cruciale, à la fois pour améliorer le service des trains du quotidien, pour réaliser des économies de fonctionnement… et pour répondre des incidents comme celui de la gare Montparnasse. 

● Élisabeth Borne

La ministre des Transports connaît bien la SNCF pour en avoir été la directrice de la stratégie entre 2002 et 2007. Après avoir exprimé sa préoccupation, celle qui a fait des transports du quotidien une de ses priorités attend de ses interlocuteurs un point précis sur le programme de rénovation du réseau. Ainsi que sur la meilleure information des passagers. 

● Guillaume Pepy

Plutôt discret depuis six mois, le patron du groupe SNCF et PDG de sa branche mobilité reste aux yeux de l'opinion le visage de l'entreprise ferroviaire qu'il dirige depuis dix ans. Une mission qu'il entend poursuivre jusqu'au terme de son mandat, en 2020. 

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