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ouled berhil - Vaccination obligatoire : les raisons d’un choix

ouled berhil - Vaccination obligatoire : les raisons d’un choix

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INFOGRAPHIE - Au 1er janvier, le nombre de vaccins obligatoires pour les jeunes enfants passera de 3 à 11. Une décision de santé publique qui fait face à un mouvement antivaccins de plus en plus fort. .


Le gouvernement ne pouvait plus tergiverser. Il n’a pas tremblé. Et la santé publique l’a emporté sur la démagogie, l’anti-science et le relativisme de l’époque. Le 4 juillet, le premier ministre, Édouard Philippe, l’annonçait dans sa déclaration de politique générale: «Des maladies que l’on croyait éradiquées se développent à nouveau sur notre territoire. Des enfants meurent de la rougeole aujourd’hui en France. Dans la patrie de Pasteur, ce n’est pas admissible. L’an prochain, les vaccins pour la petite enfance, qui sont unanimement recommandés par les autorités de santé, deviendront obligatoires.»

Par ce choix, la ministre de la Santé Agnès Buzyn - car c’est d’elle qu’il s’agit -, inscrit son nom dans l’histoire de France de la santé publique, à côté de celui de Simone Veil (avortement, 1974), de Claude Évin (alcool, 1991), et de Xavier Bertrand (tabac, 2006). Rompant avec un courant qui, depuis la loi Kouchner de 2002 «relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé», donnait davantage de pouvoir aux patients, la ministre rappelle à l’opinion qu’en matière de science, toutes les opinions ne se valent pas.

«Je n’aime pas imposer des obligations - ce n’est pas mon tempérament - mais cela se justifie en matière de vaccination», déclare-t-elle dès le lendemain du discours du premier ministre. De fait, avait-elle vraiment le choix? Le 8 février, le Conseil d’État l’avait mise en demeure de trancher le nœud gordien que ses prédécesseurs avaient tenté, en vain, de dénouer, l’enjoignant «dans un délai de six mois, et sauf à ce que la loi évolue en élargissant le champ des vaccinations obligatoires, de prendre des mesures ou de saisir les autorités compétentes pour permettre de rendre disponibles des vaccins correspondant aux seules obligations de vaccination».

En d’autres termes, la ministre se trouvait face à une alternative: renforcer l’obligation en augmentant le nombre de vaccins obligatoires ou en finir avec celle-ci. D’un côté, la méfiance face aux «vaccino-sceptiques» en verve ces dernières années, de l’autre la confiance dans le bon sens des citoyens puisque, après tout, huit enfants sur dix font déjà les vaccinations recommandées sans y être obligés. La prudence ou l’audace. Agnès Buzyn a choisi la prudence.

L’Ordre des médecins sera sans pitié
On ne joue pas à l’apprentie sorcière avec la santé publique. D’autant que pour les deux piliers, non négociables, que sont l’efficacité et de la sécurité des vaccins, les scientifiques et les politiques sérieux, sont d’accord. «La science est claire: la Terre est ronde, le ciel est bleu, et les vaccins sont efficaces. Protégeons tous nos enfants», selon la formule d’Hillary Clinton dans un tweet de 2015.

Les pénuries répétées de certains vaccins, en soulignant l’impuissance des autorités de santé, alimentent aussi la suspicion d’une «affaire de gros sous» entre l’État et les laboratoires

Ce qui n’empêche pas les autorités de santé de collectionner les décisions malheureuses ou opaques, de nature à attiser la méfiance d’une partie de l’opinion, voire de médecins. Ainsi de l’abandon du vaccin DTPolio (contenant les seuls trois vaccins obligatoires, diphtérie, tétanos et poliomyélite) en juin 2008, au profit d’un vaccin plus complet. Une décision prise, selon l’Agence du médicament (ANSM), par Sanofi Pasteur suite à la survenue, au cours du premier semestre 2008, de deux à trois fois plus de notifications au laboratoire de «réactions allergiques systémiques survenues dans les 24 heures après injection».

Les pénuries répétées de certains vaccins, en soulignant l’impuissance des autorités de santé, alimentent aussi la suspicion «d’une affaire de gros sous» entre l’État et les laboratoires. De même que la commande massive de vaccins par Roselyne Bachelot, lors de la pandémie de grippe H1N1 annoncée par l’OMS en 2009. Une décision pourtant jugée prudente à l’époque, avant que les événements ne donnent tort au gouvernement et à l’OMS. Les fantasmes de collusion restent bien présents dans l’esprit de certains, comme l’a montré la concertation citoyenne lancée en janvier 2016 par Marisol Touraine, alors ministre de la Santé.

Et puis vint 2011. L’année où la France fut frappée de plein fouet par une maladie que l’on croyait sur le point d’être éradiquée, la rougeole. «Entre 2008 et 2016, plus de 24.000 cas de rougeole ont été déclarés. Près de 1500 cas ont présenté une pneumopathie (atteinte des poumons) grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés», rappelait Agnès Buzyn le 5 juillet dernier. «Intolérable», ajoutait-elle.

Le choix de l’obligation va maintenant se frotter au terrain. Certains médecins craignent un réflexe de rejet de l’obligation et auraient préféré son abandon. Mais des arguments plaident toutefois pour la réussite de cette nouvelle politique. Comme la confirmation, la semaine dernière par le Conseil d’État, de la radiation d’un médecin qui n’avait pas administré à un enfant les vaccins obligatoires (DTPolio) et avait inscrit des mentions mensongères sur son carnet de santé.

Désormais tout le monde est prévenu: la vaccination est obligatoire et l’Ordre des médecins sera sans pitié.

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